Premières Communions: dimanches 29 mai et 5 juin 2016

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IMG_calice-hostie-vitrailCe seront deux dimanches très spéciaux, jours de grande joie, pour nous tous et surtout pour les jeunes qui feront « Profession de Foi », solennellement devant toute la communauté rassemblée.

Les communiants sont:

Dimanche 29 mai: Guilherme M., André A., João M., Denis P., Alex B., Shon M., Victor d’H.

Dimanche 5 juin: Guilherme F., Rafael C. M., Marco Q., Duarte Q., Adrien W., Alexandre C., Andreia P., Jennifer C.

A noter que le samedi 28 mai dès 9h30, tous les enfants participeront à la Préparation du Pardon.

Un peu d’histoire sur l’un des sacrements d’initiation chrétienne*:

De la communion solennelle à la profession de foi

C’est à partir des années 50 que l’on commence à situer la profession de foi dans son rapport au baptême et à la communauté. En Occident, jusqu’au XIIe siècle, baptême et première communion étaient reçus simultanément. À la suite du 4e concile du Latran (1215), qui reporte la première communion à « l’âge de discrétion », la première communion se voit retardée à l’âge de 7 ou 12 ans, voire plus tard encore.

« Alors qu’avant, les sacrements de l’initiation chrétienne faisaient la maturité spirituelle, désormais c’est la capacité de discernement qui donne accès à la communion », explique le P. Jean-Paul Russeil, professeur de théologie à Poitiers et collaborateur d’un excellent dossier sur le sujet.

Première communion

Avec le concile de Trente (1545-1563), la première communion est solennisée, sous l’influence notamment de saint Vincent de Paul. Les enfants y sont préparés, ce qui permet d’édifier aussi les parents. À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle et jusqu’en 1910, la première communion devient ainsi une véritable tradition culturelle.

Une profession de foi au cours de la messe

Tout change quand Pie X promulgue son décret Quam singulari (1910), qui autorise les enfants à communier dès 6-7 ans. On en vient alors, afin de maintenir un certain nombre d’années de catéchisme, à distinguer la première « communion privée » se faisant en famille, de la « communion solennelle, vers 10-12 ans, se faisant devant tout le monde et ne relevant plus d’une initiation sacramentelle ».

Dès 1936, l’assemblée des cardinaux et archevêques de France, sensible à l’ambiguïté de cette célébration, suggère que « l’on donne à la communion solennelle, comme caractère essentiel, celui d’une profession de foi faite au cours de la messe ».

Du coup, dans les années 50, on commence à lier la profession de foi de la communion solennelle au renouvellement annuel par tous les chrétiens de la profession de foi baptismale, au cours de la vigile pascale, comme l’avait remis en valeur Pie XII.

« On vise ainsi à situer cette profession de foi dans son rapport au baptême et à la communion et dans son rite liturgique et communautaire, poursuit le P. Russeil. D’où l’apparition de l’aube, vêtement blanc qui, avec la croix et le cierge, rappelle cette dimension baptismale. » Ceci n’empêche pourtant pas l’appellation de « communion solennelle » d’être toujours utilisée et de se perpétuer dans les mentalités.

Pour conclure, depuis 1983, le Code de l’Eglise dit » Pour que la très Sainte Eucharistie puisse être donnée aux enfants, il est requis qu’ils aient une connaissance suffisante et qu’ils aient reçu une préparation soignée, de sorte qu’ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité et puissent recevoir le Corps du Seigneur avec foi et dévotion ».

Accueillons donc tous ces enfants les 29 mai et 5 juin et soyons là pour partager avec eux ce grand moment de leur vie de chrétien.

BV

* Sources: Editions Bayard, site internet, www.croire.com