Saint Valentin
Martyr et évêque de Terni… (✝ v. 269)
Il était, dit-on, évêque de Terni en Italie et jouissait du renom de thaumaturge. Un miracle le fit connaître comme chrétien et le préfet de Rome fit mettre à mort celui qui avait mis ses pouvoirs de prêtre et ses talents de médecin au service des chrétiens prisonniers pour leur foi.
Le 15 février, les Romains célébraient avec faste le dieu Faunus Lupercus, dans une grande fête païenne dédiée à l’amour et à la fécondité. Pour contrer cette célébration, parfois débauchée, le Pape Gélase Ier, en 495, décida de marquer plus solennellement saint Valentin, mais sans autre raison. Ainsi fut supprimée progressivement la dernière fête païenne.
Une confusion entre différentes légendes du Moyen Age l’a fait devenir patron des amoureux.
– Valentin de Terni était un jeune prêtre thaumaturge d’environ 18 ans dont le corps fut découvert dans les catacombes de Saint-Hyppolyte en 1831, sous le pape Grégoire XVI, avec l’inscription ‘Valentinus in pace’. L’empereur Claude voulait interdire le mariage afin que plus d’hommes soient envoyés à la guerre. Informé que Valentin mariait les chrétiens, le préfet Placide ordonne son arrestation, le fait flageller et décapiter sur la Via Flaminia à Rome.
Saint Valentin est reconnu comme étant le patron des amoureux, de la jeunesse et des épileptiques mais aussi des voyageurs et des apiculteurs.
Les reliques de saint Valentin sont hébergées depuis plus d’un siècle en l’église Saint-Remy de Montignies-sur-Sambre.
Illustration: Reliques de Saint Valentin, église Saint-Remy, à Montignies-sur-Sambre.
Saints Cyrille et Méthode
apôtres des Slaves (IXe siècle)
Fêtés le 14 février au martyrologe romain et le 11 mai pour les Eglises d’Orient.
C’étaient de purs enfants de Byzance, la capitale de l’Orient chrétien. Nés à Thessalonique, Méthode et son petit frère surdoué, Constantin (qui recevra sur son lit de mort l’habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d’abord chez les Khazars, peuple venu de l’Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s’installaient en maîtres. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident.
Ce n’est pas l’actuel alphabet cyrillique qu’un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes bibliques et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C’est d’ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Église latine et les Églises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d’une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l’œuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l’ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l’Église indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils, Cyrille et Méthode ont été nommés copatrons de l’Europe, avec saint Benoît, sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte de Suède, et Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix – Sainte Édith Stein.
Source; https://nominis.cef.fr/contenus/fetes/14/2/2020/14-Fevrier-2020.html